Habitudes alimentaires

LES HABITUDES ALIMENTAIRES DES  FRANÇAIS


Il est aujourd'hui admis que l'obésité est multifactorielle et que, hormis les facteurs génétiques, les facteurs environnementaux et comportementaux (parmi lesquels les habitudes alimentaires et l'activité physique) jouent un rôle déterminant.

I - Les changements de nos habitudes alimentaires sont des bouleversements structurels liés aux différences de générations.

En effet, on constate aisément que la nouvelle génération n’a plus les mêmes habitudes alimentaires que nos aînés :

   -       La plus importante des différences concerne les horaires des repas : les personnes plus âgées vont préférer prendre leurs repas à des heures régulières, les jeunes générations, quant à elles, aux moments qu’elles souhaiteront plutôt qu’à des horaires fixes.

   -       On constate également une grande augmentation de la prise de plateaux repas. Cela consiste à consommer des aliments, souvent préparés, dans le canapé devant la télévision et non à table

   -     Premier constat sur les habitudes alimentaires : les fruits et légumes sont les grands oubliés des repas ! Seul un Français sur 10 en consomme au moins cinq par jour, comme le préconise le Programme national Nutrition Santé. Et cela n'a pas vraiment changé depuis 1996. Dans le détail, les femmes et les personnes plus âgées représentent la catégorie qui se met le plus au vert. 

   

    -    De plus,  le prix des fruits et légumes est certainement l'un des éléments qui freine leur consommation (même si le Baromètre souligne que la consommation de fruits et légumes n'est pas corrélée avec les revenus). La consommation de plats déjà transformés est favorisée. 

    -    A noter également, L' intérêt accru pour les cuisines exotiques, en particulier pour les plats asiatiques.

    -    D'autres repères de consommation ne sont pas respectés par les Français. Ainsi, les trois produits laitiers quotidiens sont loin d'être la règle dans l'hexagone : seul un quart des individus atteint ce seuil. En ce qui concerne les protéines, la consommation de viande ne pose pas de problème… mais le poisson est toujours boudé. Les spécialistes recommandent d'en manger au moins deux fois par semaine, mais seulement 34,5 % suivent ce précepte. Un détail amusant : la véritable explosion de l'huile d'olive. Celle-ci est deux fois plus utilisée dans l'assaisonnement et trois fois plus dans la cuisson qu'en 1996

    -    Le robinet inspire de moins en moins confiance, alors que l'eau en bouteille est devenue incontournable. En effet, plus de la moitié des gens boivent exclusivement de l'eau minérale ! On note aussi une progression des jus de fruits et des sodas. En ce qui concerne l'alcool, le vin rouge reste bien sûr le plus consommé dans l'hexagone. Mais l'évolution est plutôt rassurante : les Français sont de moins en moins nombreux à consommer quotidiennement du vin ou un autre alcool.

 

    -       Bonnes et mauvaises habitudes… (Source : Baromètre Nutrition Santé 2002, Institut national de prévention et d'éducation pour la santé)

          Quelques données intéressantes sur les mauvais réflexes des Français devant leur assiette :

  • Trois Français sur cinq mangent du sel pendant le repas
  • Un sur cinq garde près de son assiette une source de matières grasses : beurre, huile, mayonnaise…
  • Une personne sur deux regarde la télévision pendant le dîner. Et les Français sont même plus de 17 % à se mettre devant le petit écran dès le petit-déjeuner…
  • Un homme sur cinq a bu plus de trois verres d'alcool la veille du questionnaire, ce qui est au-delà du seuil recommandé.
  • Seuls 10 % des Français prennent un petit-déjeuner équilibré.

 II – Augmentation de la vie sédentaire

Ce ne sont pas ces éléments pris un par un qui sont responsables de l’augmentation de l’obésité en France, mais ce sont ces changements d’habitudes, associés à une augmentation du style de vie aujourd'hui sédentaire, qui provoquent la pandémie de l’obésité dans laquelle la population française se trouve.
Malgré les différences de générations, des éléments restent inéluctables.

 En effet, quelle que soit la génération, les français continuent à prendre 3 repas par jour. De même, les repas en famille assis à la même table restent importants puisque 57% des repas restent pris en famille. On constate tout de même que le temps des repas diminue, mais il reste largement supérieur à celui de nos homologues européens.

 III - Fortes différences dans les habitudes alimentaires selon les régions

La traditionnelle césure Nord-Sud et Est-Ouest se confirme une fois de plus, que ce soit concernant les habitudes alimentaires ou la proportion de personnes en surpoids. Les cartes géographiques ci-dessous nous montrent l'évolution de ce phénomène de 1997 à 2009.

 

Source: Enquête Obépi-Roche 2009

En extrapolant ces résultats à l’ensemble de la population adulte, il y aurait en France environ 6,5 millions d’adultes obèses, dont environ 3 millions de nouveaux obèses depuis 12 ans.

Par exemple, les consommations de fruits et légumes les plus faibles sont observées en Nord-Pas de Calais (- 20 % et - 15 % respectivement par rapport à la moyenne nationale) et les plus élevées dans les régions du Languedoc-Roussillon et PACA (+ 9 % et + 8 % respectivement dans les 2 cas). A l'inverse, la région des chtis est celle où l'on consomme le plus de pommes de terre (+ 43 %) et la région PACA le moins (- 21 %).

 

 

 

 

Concernant la proportion de personnes en surpoids, elle est de 32 % chez les femmes et 46 % chez les hommes, dont 11 % d'obésité pour les deux sexes. Là encore, la région Nord-Pas de Calais fait figure de "mauvais élève" puisque c'est la région la plus touchée par l'obésité (18 % des sujets), suivie de près par la Lorraine (17 %) et la Picardie (17 %). Les moins touchées sont la région Midi-Pyrénées (7 %), l'Aquitaine (8 %) Bretagne (9 %), le Limousin (9 %) et la région PACA (10 %). On observe des tendances Nord et Sud et Est et Ouest.

Les disparités sociales sont elles-aussi très nettes : il y a deux fois plus de personnes obèses chez les sujets à bas revenus par rapport aux hauts revenus.

 

Source: Enquête Obépi-Roche 2009

 

 

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